Figure de rhétorique et Chianterie maternelle...

Publié le par Cunégonde DeLaRoche

 

Ma mère pourrait aisément concourir au championnat de La Question Rhétorique !

 

Ses prédispositions en la matière la dispenserait même de se présenter aux qualifications…pour défendre « direct » son titre durant les diverses épreuves éliminatoires dudit championnat… et décrocher une place plus qu’honorable en finale !

 

Tout comme mon Paternel et Le Challenger qui quoi qu’il arrive sont et resteront dans le vrai- mon ascendante pour toute question n’attend qu’une seule réponse !

 

Sa Réponse….. :

 

Ma mère n’est pas très exigeante quant à la forme dans la mesure où, dans le fond, notre réponse avalise son assertion rhétorique.

 

Pour maintenir une relation exemptée de tout conflit avec ma daronne, je me garde bien de déroger à la règle implicitement établie par la convention mère/fille que nous avons conclue sortie de mon adolescence (durant mon incarcération « ingrate » pas même une once d’accord n’était envisageable !) et, peaufiner au fil des ans !

 

Il m’est donc expressément (enfin surtout tacitement !) interdit d’infirmer ses propos dès lors qu’ils ne portent pas à conséquence !

 

Ma mère est satisfaite et en retour, moi j’ai la paix !

 

Parce que le laïus de ma mère, je le connais par cœur ! Et je sature de feindre de l’écouter !

 

Oui, il fut un temps, je feignais, n’ayant plus l’âge requis  (l’excuse de la bêtise pubère !) ni de poser le téléphone sur la table basse/le lit/le tableau de bord dès qu’elle commençait à me saouler grave avec sa litanie de reproches…ni d’effrontément lui montrer que j’en avais absolument rien à carre de sa leçon de moral !

 

Cette parade est d’autant plus efficace que j’ai pris soin de poser mes valises à l’extrémité du département limitrophe de ma contrée natale (natale, enfin pas vraiment, mais je vous expliquerais…) ce qui signifie que ma génitrice ne pourra jamais aller vérifier mes dires !

 

Je sais, c’est lâche !

 

Mon son couplet de remontrances, son intonation de désapprobation et son trémolo de déception, honnêtement, je n’en puis plus !

 

 

 

C’était Cunégonde DeLaRoche,

Qui se demande si elle commence pas à devenir anorexique !

 

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