Les Scorpions, faut se les faire...

Publié le par Cunégonde DeLaRoche

En matière de mœurs sociales, mon père est carrément has been ! Ma mère l’est tout autant, mais étant consciente du caractère suranné de ses repères, elle se garde bien d’émettre un quelconque avis !

 

Mon père, en revanche, est intarissable sur les sujets qu’il ne maîtrise absolument pas !

 

La question que l’on est en droit de se poser que je suis enfin parvenue à lui faire entendre raison qu’il se fourvoyait le doigt dans l’œil de la poutre du voisin mais profond :

 

-       opine-t-il du chef pour que je me taise et ainsi s’obstiner à penser que de toute façon quoi qu’il arrive il est et restera dans le vrai ?

 

OU

 

-       reconnaît-il intérieurement ses tords mais mauvaise foi oblige, s’obstine tout de même à penser que de toute façon quoi qu’il arrive, il est et restera dans le vrai ?

 

 

La finalité vous en conviendrez est la même, mais, le cheminement de pensée, lui est tout autre !

 

Car la deuxième option émet l’hypothèse que l’espace d’un court instant, mon père admettrait la réalité factuelle, épurée de toute vision biaisée par la vétusté de son expérience personnelle, aussi fugace cet instant fusse-t-il !

 

Mon père, tout comme Le Challenger -vous avez, je suppose, su faire le parallèle-, est une tête de mule, bornée, obstinée, têtue, insupportable… qui visiblement est tout aussi hermétique que lui au célèbre aphorisme :

 

 

« Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis ! »

 

 

De là à faire le raccourci, il n’y a qu’un pas pour mon père que je ne saurais franchir ! Pour Le Challenger, en revanche, je ne me suis pas fait prier et l’ai allègrement franchi depuis bien longtemps !

 

Etrangement, tous deux sont natifs du mois de Novembre ! A croire que la spécificité du Scorpion réside dans cette connasse de fierté à la Con !

 

 

 

C’était Cunégonde DeLaRoche,

les amygdales exténuées par tant de sollicitations !

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